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© JL-JC Courtens,
1997-2001,
Tous droits réservés
Création avril 1997
Revue : 02 mars 2006

 

Hémorragies

Une hémorragie peut être due à une blessure ou une maladie

Celles-ci peuvent être graves par elles-mêmes.
Elle peut être dangereuse par le volume de sang perdu.
Elle peut conduire à une détresse circulatoire qui est dramatique sans intervention extérieure.

Il y a hémorragie à partir du moment ou le sang sort par une plaie, et que la quantité de sang expulsé est telle qu'elle imbibe un mouchoir en quelques secondes.

Elle se distingue des saignements dus à une écorchure, éraflure ou abrasion cutanée qui présentent une gravité moindre

Une hémorragie doit être systématiquement recherchée chez un blessé car elle peut être masquée

hémorragie externe

conduite à tenir :

Arrêter l'hémorragie
Éviter l'installation de la détresse circulatoire
Donner l'alerte ou mieux, faire donner l'alerte
Surveiller la victime
Ne pas donner à boire

Technique:

Comprimer l'endroit qui saigne 

Appuyer avec les doigts ou la main, ce qui suffit dans la plupart des cas.

Si possible prendre le relais en appuyant avec un tampon de tissu ou de papier que l'on maintient en place par un lien large.

Dès que possible allonger la victime !

La compression locale doit être maintenue jusqu'à l'arrivée des secours.

Comprimer à distance :

Dans le cas ou la compression locale est :
impossible:
fracture ouverte
plaie inaccessible ou avec des corps étrangers que l'on ne doit pas retirer.
ou inefficace
le sang continue de couler.
Il faut assurer une compression à distance par point de compression ou garrot.

Les points de compression :

Au pli de l'aine 

le sauveteur est au niveau 

du bassin, sur le coté 

il appuie avec le poing bras 

tendu à la verticale, 

au milieu du pli de l'aine 

Dans le creux de la salière,
derrière la clavicule
le sauveteur est à la tête, dans l'axe du corps 
il enfonce le pouce derrière la clavicule, dans la salière, en direction des pieds 
les autres doigts prennent appui en arrière. 

A la base du cou 

le sauveteur est sur le coté, au niveau de la tête. Le pouce appuie à la base du cou sans écraser la trachée. Les autres doigts prennent appui derrière le cou.

l'artère est ainsi écrasée contre les vertèbres. 

POURQUOI ?

OU ?

COMMENT ?

Hémorragie du membre inférieur non contrôlée par compression locale 
Au pli de l'aine 
Avec le poing, bras tendu (poing gauche pour plaie à droite et inversement) ce qui permet de mieux surveiller la plaie et si nécessaire de poser un garrot 
Hémorragie du membre supérieur non contrôlé par compression locale 
Derrière la clavicule 
Avec le pouce (pouce gauche pour plaie à droite et inversement) 
Hémorragie du cou non contrôlée par compression locale 
A la base du cou 
Avec le pouce (pouce gauche pour plaie à droite et inversement) 

  Une fois effectué, un point de compression ne doit plus être relâché

Le garrot

Il est utilisé à la place d'une compression à distance :
Impossible à réaliser ou inefficace

qui ne peut être maintenue par un sauveteur isolé devant donner l'alerte

quand il y a plusieurs blessés.

-Le garrot doit rester visible : ne pas le recouvrir.

Il est placé :
au membre inférieur, sur la cuisse, entre la plaie et l'aine
au membre supérieur, sur le bras, entre la plaie et l'aisselle
Il doit être réalisé avec un lien large
cravate
écharpe
foulard
jamais une ficelle, un fil de fer ou un garrot élastique.
Une fois posé, le garrot ne doit jamais être desserré
Seul un médecin est autorisé à l'enlever.

L'heure de la pose du garrot doit être relevée et marquée visiblement sur la victime (heure de 0 à 23 puis minutes, exemple 17h30)

Position d'attente et de surveillance 

Surveiller la persistance de l’arrêt de l’hémorragie.
Si la perte de sang a été importante, surélever 
les membres inférieurs par rapport au
plan du sol, le reste du corps demeurant en position
horizontale.
Les membres inférieurs resteront
impérativement surélevés jusqu'à l'arrivée des 
secours médicalisés

3) Noter les signes éventuels de détérioration de la fonction circulatoire :

a- pâleur (à rechercher au niveau de l'intérieur de la lèvre)
b- fréquence du pouls carotidien supérieur à 130 pulsations par minute

4) Si la victime perd conscience il est possible de la mettre en position latérale de sécurité tout en maintenant les membres inférieurs surélevés

Il faut donc :
-basculer la tête en arrière
-tirer et élever le menton vers l'avant

 

Hémorragies extériorisées

Définition: Le sang sort par un orifice naturel :

nez
bouche (saignements, vomissements ou crachements)
oreilles
anus
orifice urinaire
vagin (en dehors des règles normales)

Conduite à tenir

-allonger la victime
-appeler le médecin
-surveiller la victime
-ne pas donner à boire

Conduite particulière pour les saignements de nez

Il survient spontanément ou à la suite d'un coup
Si le saignement est spontané ou provoqué par un choc minime sur le nez, l'arrêter en comprimant avec le doigt, la narine qui saigne pendant 10 mn
Laisser le sujet assis, tête penchée en avant. Ne pas l'allonger
Si le saignement de nez ne s'arrête pas ou se reproduit, l'avis d'un médecin est nécessaire.
En cas de saignement de nez survenant après une chute ou un coup alerter les secours médicalisés, surveiller la conscience

Vomissement et crachement de sang

Alerter immédiatement un médecin ou les secours médicalisés
Une hémorragie d'origine digestive ou ventilatoire est toujours un symptôme grave, nécessitant un traitement d'urgence.
Les vomissements ou crachats sont conservés si possible dans un récipient pour être montrés au médecin.
Le malade doit être installé :
-assis ou demi assis s'il ne supporte pas la position allongée
-en PLS en cas de perte de conscience
Une surveillance attentive doit être assurée.