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© JL-JC Courtens,
1997-2001,
Tous droits réservés
Création avril 1997
Revue : 02 mars 2006

 

Malaises

On entend par malaise toute sensation pénible traduisant un trouble du fonctionnement de l'organisme sans que le sujet qui l'éprouve puisse en identifier obligatoirement l'origine.

Dans certains cas la victime n'a pas conscience du trouble ou ne peut l'exprimer, ce trouble est alors constaté par l'entourage.

Sont exclus de cette définition:

les états d'inconscience
la détresse ventilatoire
l’arrêt cardio-ventilatoire.
Le malaise peut être fugace ou durable, s'accompagner de signes évidents ou discrets
Il n'y a pas obligatoirement de rapport entre la durée, l'importance des signes et la gravité du malaise
Les signes d'un malaise grave doivent donc être reconnus car ils imposent d'urgence l'alerte des secours médicalisés
SIGNES A RECHERCHER EN PRÉSENCE D'UN MALAISE

Les signes d'un malaise sont disparates et très divers dans leur localisation, leur intensité, leur durée.

Il est indispensable de savoir que certains signes isolés ou associés peuvent traduire une gravité immédiate ou à venir.
TROUBLES EXPRIMES PAR LA VICTIME SPONTANÉMENT OU NON
 
Douleur serrant la poitrine comme un étau
maux de tête très violents et inhabituels
douleur abdominale intense, prolongée ou répétée
sensation de faiblesse extrême, persistante, angoisse intense
SIGNES CONSTATES OU A RECHERCHER
 
Paralysie même temporaire, d'un ou plusieurs membres ou de la face
anomalies de la parole ; propos incohérents, mots bredouillés
agitation importante : gestes inappropriés
anomalie de perception du pouls carotidien:
-à peine perceptible
-perceptible , mais rapide (au repos) ou très lent (chez l'adulte, supérieur à 130 ou inférieur à 40 par minutes)
sueurs abondantes sans notion d'effort
nausées, vomissement prolongés ou répétés
paleur intense

En l'absence de ces signes , le malaise est probablement bénin En cas de doute, il est plus prudent de considérer le malaise comme grave

CONDUITE A TENIR 

Apprécier d'abord l'état des grandes fonctions vitales. Si détresse, y remédier. Reconnaître et apprécier les signes du malaise
Mettre la victime au repos immédiatement : l'allonger sauf si elle adopte spontanément une autre position, par exemple demi-assise en cas de gène ventilatoire, desserrer col, cravate et ceinture, la rassurer.
L'interroger sur son état de santé habituel (traitement éventuel, maladie ou accident récent)
S'il existe au moins un des signes de malaise grave, obtenir immédiatement un avis médical:
soit d'une structure spécialisée dans l'urgence médicale (15 ou autre)
soit du médecin traitant (à la demande expresse de la victime)

S'il n'existe pas de signe de malaise grave, appeler le médecin traitant en accord avec la victime, ou lui conseiller avec fermeté de le faire.

Surveiller les fonctions vitales et déceler les éventuels signes d'aggravation; pratiquer alors les gestes qui peuvent alors s'imposer. Signaler l'aggravation en rappelant les secours médicaux.

 

 Cas particuliers:

Si le sujet demande spontanément du sucre lui en donner
Si la personne présentant un malaise est sous traitement, l'aider à prendre ses médicaments à la dose prescrite par son médecin (les doses ne seront pas changées, et aucun médicament non prescrit ne sera proposé)
Les sujets très agités et au comportement incohérent, voire dangereux, doivent faire l'objet d'un appel au secours médicalisé en précisant les circonstances. La protection de l'entourage par l'isolement de l'agité est impérative dans l'attente du médecin.