La perte de connaissance anoxique
Chez le plongeur en apnée, l'accident se produit
exceptionnellement au fond, mais presque toujours à la remontée et au
voisinage immédiat de la surface, ou même à la surface.
Le plongeur émerge sans connaissance, puis effectue quelques
oscillations de bas en haut et de haut en bas dans le plan vertical
("signe du bouchon"), sans souffler l'eau de son tuba, ni essayer de
s'en débarrasser; puis il s'immobilise en flottant sur le ventre, tête
immergée, à moins qu'un lest trop lourd ne le fasse descendre lentement vers
le fond.
Les poumons se vident partiellement de leur air en revenant à la
capacité résiduelle fonctionnelle par relâchement des muscles
inspiratoires; puis des secousses respiratoires remplissent partiellement
d'eau les poumons du plongeur qui a perdu connaissance et le noient, à moins
qu'un plongeur présent sur les lieux ne lui maintienne la tête hors de l'eau
jusqu'à la reprise de connaissance.
mécanisme :
La perte de connaissance résulte d'une anoxie cérébrale
primitive à mesure que s'épuisent les réserves d'oxygène de l'organisme.:
Chez le plongeur en apnée, la consommation d'oxygène
relativement importante fait tomber progressivement la pression partielle artérielle
d'oxygène au-dessous du seuil tolérable.
Chez un sujet qui n'a pas hyperventilé, la diminution de Pa O2
et l'augmentation de Pa CO2 alertent le centre respiratoire pour rompre l'apnée;
mais après hyperventilation, la Pa CO2 reste basse tout au long de l'apnée,
laissant agir le seul signal Pa O2, qui semble insuffisant, en l'absence
d'autre stimulus, pour interrompre l'apnée.
Chez le plongeur en apnée , les variations rapides des pressions
partielles alvéolaires d'oxygène en fonction des variations de la pression
hydrostatique jouent un rôle capital.
Au cours de la descente, l'accroissement de la pression ambiante
augmente proportionnellement la Pa O2, permettant ainsi une utilisation plus
poussée de la réserve alvéolaire; Cette utilisation permet de prolonger
l'apnée; Mais à la remontée, la diminution de la pression hydrostatique
fait chuter la Pa O2, créant ainsi une hypoxie très rapidement croissante,
d'autant plus intense que la surface est proche. Les variations de Pa CO2 sont
moins brutales à cause de la masse importante des réserves de gaz carbonique
de l'organisme.
L'hyperventilation
On va retarder le seuil de déclenchement de la reprise
ventilatoire par une Hypocapnie importante de démarrage. L'automatisme
respiratoire est assurée surtout par la tension partielle de CO2 sanguin. A
partir d'un certain seuil, ce dernier stimule les centres respiratoires en
provoquant une inspiration . Une baisse de cette tension partielle de CO2 du
sang circulant, va donc retarder le déclenchement du stimulus ventilatoire.
L'hyperventilation modifie l'automatisme au profit d'une
ventilation volontaire et contrôlée, ne tenant compte des besoins réels de
l'organisme.
Sa pratique provoque dans le sang, une baisse importante de sa
teneur en CO2. Cette baisse peut devenir considérable si l'hyperventilation
est prolongée, et entraîner un dérèglement complet des centres
respiratoires par non stimulation, des malaises avec fourmillements, maux de tête
ou nausées.
Par suite des variations de pression partielle dues à
l'augmentation de la pression ambiante, l'impression de confort respiratoire
va être maximum au fond; par contre, à la remontée, les taux sanguins
gazeux diminuant, il y aura une syncope par défaillance nerveuse liée à une
anoxie brutale, alors que, l'hyperventilation ayant trop diminué le CO2, à
aucun moment il ne pourra atteindre le seuil pour donner le signal d'alarme
pour prévenir le sujet qu'il est temps de respirer.
C'est donc la noyade, soit en cours de
remontée, soit au retour en surface, par perte de connaissance.
- Pour éviter cela, "le 1/3 temps de sécurité"
Hyperventilation en surface : En combien de temps les malaises
commencent à apparaître ?.
Ce temps est à diviser par 3 pour donner le temps pendant lequel
on peut s'hyperventiler sans danger.

ESSOUFFLEMENT
Du à l'utilisation du tuba => augmentation de l'espace mort