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Ces accidents sont régit par la loi de Dalton. Le plongeur sportif respire de l'air comprimé. L'air est un mélange de gaz composé de :
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TOXICITÉ A L'OXYGÈNENARCOSE A L'AZOTEINTOXICATION PAR LE GAZ CARBONIQUEACCIDENTS DE DÉCOMPRESSIONPRÉVENTION |
| État | Anoxie | Hypoxie | Normoxie | Hyperoxie |
| PpO2 |
<0.11 |
<0.17 |
1.7 |
>0.21 |
TOXICITÉ A L'OXYGÈNEHypoxie
En règle général, le plongeur sportif ne sera pas concerné par ce type d'accident qui ne survient qu'à des plongeurs professionnels utilisant des appareils à circuits fermés ou semi fermés. Les plongeurs en apnée peuvent craindre l'anoxie, stade suivant l'hypoxie. Symptômes : Ils surviennent à la remontée du à une baisse de la Pp O2
Conduite à tenir :
TOXICITÉ A L'OXYGÈNEHyperoxie (Excès d'oxygène dans le sang) Respiré sous une pression élevée, l'oxygène est un gaz toxique dont les effets se manifestent après un temps de latence proportionnel à la pression à laquelle il est respiré. On observe aucun effet toxique quel que soit le temps, si l'oxygène est respiré sous une pression partielle inférieure à 0.6b Entre 0.6 et 1.6 b, le temps nécessaire pour l'apparition des phénomènes toxiques est long (plusieurs heures) : on parle de toxicité chronique. Au-delà de 1.7 b, le temps de latence diminue très rapidement : on parle de toxicité aiguë.
Causes : Lors d'inhalation d'oxygène en oxygénothérapie (24 h à 1 bar ou de 10 h à 2 bar) , l'oxygène est toxique et provoque des lésions pulmonaires inflammatoires gênant les échanges gazeux. Cet accident , du fait des temps d'immersion limites, ne peut concerner le plongeur autonome et s'adresse plus particulièrement aux plongeurs effectuant des interventions sous la mer dans des caissons ou lors de plongées profondes à saturation. Symptôme:
Conduite à tenir :
Prévention :
Causes : L'exposition à des pressions élevées d'oxygène (PpO2 > 1,7b) expose après un temps de latence, aux effets neuro-toxiques de l'oxygène.Extrêmement variable selon les individus et les circonstances (travail physique, froid, hypercapnie), il survient chez le plongeur en scaphandre soit à l'air à grande profondeur, soit à l'oxygène pur à faible profondeur. Il y a intoxication des cellules nerveuses. |
INTOXICATION PAR LE GAZ CARBONIQUELe gaz carbonique est toxique pour l'homme, l'air normal n'en contient que des valeurs négligeables (0,03% en moyenne) alors que l'air alvéolaire en renferme 5%. Celui-ci est éliminé par la ventilation pulmonaire. Mais si l'air respiré contient déjà trop de CO2, son élimination va être plus difficile, il va s'accumuler dans le sang et provoquer des troubles. On considère que la Pression Partielle de CO2 tolérable est de 0,01 b. Le Volume Courant est le volume d'air déplacé dans le cycle respiratoire normal. Il est de l'ordre de 500 ml. Mais celui-ci ne renouvelle que 1/7 me de l'air contenu dans les alvéoles. Donc, pour 500 ml ventilés, seul 350 ml atteignent les alvéoles où on lieu les échanges gazeux. Les 150 ml restent au niveau des conduits respiratoires ou Espace Mort Anatomique. Le Débit Ventilatoire est égal au Volume Courant que multiplie la Fréquence Ventilatoire par minute (env. 12 cycles). Le débit normal est donc de : 500 ml * 12 = 6000 ml ou 6 litres. La manière dont le sujet respire va avoir une grande importance car ce même débit peut être réalisé de différentes manières. Par exemple, le sujet peut augmenter la fréquence de ventilation et réduire du même coup son volume courant :
Si on se souvient que 150 ml du volume courant restent dans l'espace mort anatomique à chaque cycle, c'est donc seulement 100 ml d'air ventilé qui atteignent les alvéoles et bien que ventilant 6 litres d'air par minute, le sujet s'asphyxie progressivement; c'est l'essoufflement. causes et mécanismes L'hypercapnie a deux origines différentes :
c'est la présence accidentelle d'un taux de CO2 dépassant la normale dans l'air comprimé des bouteilles
d'origine métabolique, provenant d'une activité musculaire excessive (nage à contre-courant, travail) augmentée par la lutte contre le froid, la profondeur, voire par l'émotion. Le CO2 est le principal stimulus respiratoire. L'augmentation de sa Pression Partielle accélère le rythme respiratoire, ceci pour en facilité son élimination mais souvent au détriment de son expiration. Il s'ensuit des troubles de la respiration, une diminution du volume courant avec déplacement vers le volume de réserve inspiratoire et une augmentation de la fréquence respiratoire. symptômes
L'essoufflement est le point de départ d'une cascade d'événement pouvant aboutir :
conduite a tenir
prévention
Symptômes : Il y a modification des gaz du sang au niveau des tissus nerveux ce qui se traduit par une crise de type épileptique souvent précédée de symptômes variables :
Puis ,dans un délai variable survient la crise épileptique (convulsions) avec ses trois phases :
La complication majeure est la noyade. Conduite à tenir :
Prévention :
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Narcose à l'azote ou Ivresse des profondeursL'azote, gaz inerte présent dans l'air dans la proportion de 79%, est considéré comme un simple diluant de l'oxygène et n'intervient pas dans le métabolisme tissulaire. Mais lorsque sa pression partielle augmente, il se révèle toxique pour le système nerveux central selon un processus encore mal connu. Les troubles apparaissent à des profondeurs variant entre -40 m et -70 mètres selon le plongeur, son entraînement et sa maîtrise personnelle. Personne n'y échappe et si l'on peut en partie les contrôler par l'entraînement, il faut néanmoins demeurer très vigilant car les risques d'accidents sont importants. Les signes : Le mécanisme de cet accident est discuté, mais l'effet narcotique serait dû à une affinité marquée de l'azote pour les liquides du système nerveux On a incriminé le poids moléculaire élevé de l'azote qui aggraverait ce phénomène. C'est pourquoi, on utilise des diluants de l'oxygène (hélium, hydrogène) de densité moindre pour les plongées profondes. |
La crise de narcose à l'azote apparaît progressivement. les signes s'aggravent en fonction de la profondeur.
L'état de santé , la condition physique générale influencent la réceptivité des individus, mais également la fatigue, l'anxiété, l'inexpérience, l'alcool. Conduite à tenir : L'ensemble de ces troubles est parfaitement et immédiatement réversible avec la soustraction du sujet aux fortes pressions d'azote. Mais dans certains cas graves, le sujet peut être incapable de provoquer lui-même ce retour vers la surface. Prévention : La prévention principale consiste à ne pas dépasser 60 mètres à l'air (limite réglementaire MN90 ou COMEX). Certains facteurs favorisent l'apparition de la narcose : alcool, fatigue, anxiété, inexpérience. A l'opposé, l'entraînement crée un certain degré d'adaptation qui retarde et diminue l'intensité des troubles. |
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